La perte d’équilibre n’est jamais un symptôme anodin.
Sensation de tête qui tourne.
Impression que le sol bouge.
Instabilité en marchant.
Chutes inattendues.
Beaucoup de personnes attribuent ces signes à la fatigue, à l’âge, au stress ou à une baisse de tension passagère. Pourtant, dans un nombre significatif de cas, la cause est médicamenteuse.
Oui, certains médicaments — même très courants — peuvent perturber l’équilibre.
Et le plus surprenant ?
Ce n’est pas toujours écrit en gros caractères sur la boîte.
Comprendre quels médicaments peuvent provoquer une perte d’équilibre, pourquoi cela arrive, et comment réagir, peut prévenir des chutes graves, des blessures, et parfois des hospitalisations.
Cet article explore en profondeur :
- Les mécanismes neurologiques et physiologiques de l’équilibre
- Pourquoi les médicaments peuvent le perturber
- Les 10 grandes catégories de médicaments les plus impliquées
- Les signes à surveiller
- Les populations à risque
- Les solutions et précautions
Parce que préserver son équilibre, c’est préserver son autonomie.
Comment fonctionne l’équilibre ?
L’équilibre repose sur trois systèmes principaux :
1. Le système vestibulaire (oreille interne)
Il détecte les mouvements et la position de la tête.
2. La vision
Elle fournit des repères spatiaux.
3. La proprioception
Les capteurs situés dans les muscles et articulations informent le cerveau de la position du corps.
Le cerveau intègre ces informations en temps réel.
Si un seul système est perturbé — ou si le cerveau est ralenti — l’équilibre peut être compromis.
Les médicaments peuvent agir sur :
- Le cerveau
- La pression artérielle
- Le système nerveux central
- L’oreille interne
- Les muscles
Résultat : vertiges, étourdissements, instabilité.
Pourquoi certains médicaments provoquent-ils une perte d’équilibre ?
Plusieurs mécanismes sont en jeu :
- Baisse excessive de la tension artérielle
- Sédation (ralentissement cérébral)
- Effet sur le système vestibulaire
- Altération de la coordination musculaire
- Hypoglycémie
- Troubles électrolytiques
Certaines interactions médicamenteuses augmentent encore ces effets.
Les personnes âgées sont particulièrement vulnérables, car :
- Le métabolisme ralentit
- L’élimination des médicaments est plus lente
- La sensibilité neurologique est accrue
1. Les benzodiazépines (anxiolytiques et somnifères)
Exemples :
- Diazépam
- Alprazolam
- Lorazépam
Ces médicaments agissent en ralentissant le système nerveux central.
Effets possibles :
- Somnolence
- Diminution des réflexes
- Perte de coordination
- Sensation d’instabilité
Chez les personnes âgées, ils augmentent fortement le risque de chute.
Même à faible dose, leur effet peut être prolongé.
2. Les antidépresseurs
Notamment :
- Les tricycliques
- Certains inhibiteurs de la recapture de la sérotonine
Effets possibles :
- Hypotension orthostatique (chute de tension en se levant)
- Vertiges
- Vision trouble
La transition de la position assise à debout devient risquée.
3. Les antihypertenseurs
Ces médicaments abaissent la tension artérielle.
Exemples :
- Bêtabloquants
- Inhibiteurs de l’enzyme de conversion
- Diurétiques
Si la tension baisse trop :
- Étourdissement
- Sensation de faiblesse
- Perte d’équilibre
Le phénomène est fréquent lors des premières semaines de traitement ou après une augmentation de dose.
4. Les diurétiques
Ils augmentent l’élimination d’eau et de sel.
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