10 médicaments pouvant provoquer une perte d’équilibre : comprendre les mécanismes, les risques et les solutions

Conséquences possibles :

  • Déshydratation
  • Déséquilibres électrolytiques (sodium, potassium)
  • Faiblesse musculaire

Ces perturbations peuvent altérer la stabilité corporelle.


5. Les opioïdes (antidouleurs puissants)

Exemples :

  • Morphine
  • Tramadol
  • Oxycodone

Ils provoquent :

  • Somnolence
  • Confusion
  • Ralentissement des réflexes

La perte d’équilibre est particulièrement fréquente en début de traitement.


6. Les antihistaminiques (contre les allergies)

Certains antihistaminiques dits “anciens” provoquent une sédation importante.

Effets :

  • Somnolence
  • Baisse de vigilance
  • Sensation de flottement

Ils peuvent également perturber le système vestibulaire.


7. Les médicaments contre l’épilepsie

Antiépileptiques comme :

  • Carbamazépine
  • Phénytoïne

Effets possibles :

  • Troubles de coordination
  • Vision double
  • Instabilité

Leur action directe sur le système nerveux central explique ces symptômes.


8. Les antipsychotiques

Utilisés dans certains troubles psychiatriques.

Effets :

  • Rigidité musculaire
  • Hypotension
  • Troubles moteurs

Ils augmentent significativement le risque de chute.


9. Les hypoglycémiants (traitement du diabète)

Si la glycémie chute trop bas :

  • Étourdissement
  • Faiblesse
  • Tremblements
  • Perte d’équilibre

Les épisodes d’hypoglycémie sont dangereux et peuvent provoquer des chutes soudaines.


10. Les relaxants musculaires

Prescrits pour douleurs dorsales ou contractures.

Ils peuvent :

  • Diminuer le tonus musculaire
  • Provoquer une somnolence
  • Altérer la coordination

Moins de tonus = moins de stabilité.


Les signes d’alerte à surveiller

Après l’introduction d’un nouveau médicament, soyez attentif à :

  • Sensation de tête légère
  • Vision trouble
  • Difficulté à marcher en ligne droite
  • Chutes inexpliquées
  • Besoin de s’appuyer davantage

Ces signes méritent un avis médical.


Populations particulièrement à risque

  • Personnes âgées
  • Patients prenant plusieurs médicaments (polymédication)
  • Personnes déshydratées
  • Patients atteints de troubles neurologiques

Plus le nombre de médicaments augmente, plus le risque de déséquilibre augmente.


Le rôle des interactions médicamenteuses

Certains médicaments, pris ensemble, amplifient les effets secondaires.

Exemple :

Un anxiolytique + un antihypertenseur = risque accru de chute.

La revue régulière des traitements est essentielle.


Que faire si vous ressentez une perte d’équilibre ?

  1. Ne pas arrêter brutalement le médicament sans avis médical.
  2. Noter les symptômes et leur fréquence.
  3. Consulter votre médecin ou pharmacien.
  4. Vérifier la tension artérielle.
  5. Évaluer l’hydratation.

Parfois, un simple ajustement de dose suffit.


Prévenir les chutes

En attendant un ajustement :

  • Se lever lentement
  • Boire suffisamment d’eau
  • Éviter les tapis glissants
  • Installer des barres d’appui si nécessaire
  • Porter des chaussures stables

La prévention est cruciale.


Peut-on éviter ces effets secondaires ?

Oui, dans certains cas.

  • Adapter la dose progressivement
  • Privilégier certaines molécules moins sédatives
  • Réduire les combinaisons inutiles
  • Surveiller la tension régulièrement

La communication avec le professionnel de santé est essentielle.


L’importance du bilan médicamenteux

Un bilan annuel permet de :

  • Supprimer les traitements inutiles
  • Ajuster les doses
  • Réduire les risques

La perte d’équilibre n’est pas une fatalité.

Elle est souvent modifiable.


Quand consulter en urgence ?

Consultez immédiatement si :

  • Chute avec traumatisme
  • Perte de conscience
  • Confusion sévère
  • Douleur intense après chute

Ne minimisez jamais une chute.


Conclusion

La perte d’équilibre peut avoir de nombreuses causes.

Mais les médicaments figurent parmi les plus fréquentes — et les plus négligées.

Savoir que certains traitements peuvent provoquer :

  • Étourdissements
  • Faiblesse
  • Instabilité

Permet d’agir rapidement.

Ne banalisez pas les vertiges.

Ne supposez pas que c’est “normal”.

L’équilibre est un pilier de l’autonomie.

Et préserver son équilibre, c’est préserver sa liberté de mouvement.

Si vous ressentez une instabilité inhabituelle, parlez-en à un professionnel de santé.

Parce que parfois, la solution ne consiste pas à ajouter un médicament…

Mais à ajuster celui que vous prenez déjà.

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